19/10/2007
Si l’on ne peut établir des liens de causes à effets, il est toutefois admis partout, et selon des enquêtes, qu’on retrouve les plus pauvres des pauvres parmi les analphabètes. De même généralement, ce sont les enfants des analphabètes qui ne vont pas à l’école ou qui manquent de suivi scolaire. Tout cela justifie la conviction d’Aide et Action selon laquelle l’éducation change le monde. Mais relever un tel défi nécessite une forte mobilisation à la fois financière, matérielle et humaine.
Au Sénégal, comme partout dans les pays en développement, le financement de l’éducation est encore insuffisant malgré les efforts consentis par les pays développés, les ONG et les gouvernements des Etats concernés.
Pour le cas du Sénégal, le gouvernement accorde aujourd’hui 40% de son budget à l’éducation et pourtant l’école est toujours malade. Elle souffre de plusieurs maux qui ont pour noms : sous équipement des écoles, dégradation de l’environnement scolaire, désengagement des parents, démotivation des enseignants, déscolarisation des filles, déperdition scolaire, exclus du système éducatif, etc. En guise d’illustration, selon une évaluation du Ministère de l’éducation, sur 6.060 écoles élémentaires recensées au Sénégal en 2004, seules 2 980 (soit 49%) disposent de points d’eau et de blocs sanitaires. Et pourtant le cadre de vie permet aux élèves surtout les filles de trouver, dans leur école, des conditions de sécurité et d’étude.
Par ailleurs, il à noter qu’environ 20% d’enfants ne sont toujours pas scolarisés dans le système formel. Ils sont en majeure partie dans la rue ou dans d’autres types de structures non formelles.
Tout cela ne justifie-t-il pas plus d’engagement de la part de Aide et Action, reconnue comme étant l’une des rares ONG spécialisées dans le domaine de l’éducation et qui s’affirme partout en tant que telle !
Pour Aide et Action qui intervient déjà depuis plus de 25 ans sur le terrain, le renforcement de son engagement passe d’abord par une consolidation de son engagement politique par le biais du plaidoyer à tous les niveaux pour que le droit à l’éducation soit respecté.
Ensuite pour mieux soutenir la cause de l’éducation, elle décide au sortir des Etats généraux de 2004, à la fois un élargissement de son champ d’intervention pour toucher de nouvelles thématiques et confirme son ambition de s’internationaliser en ouvrant de nouveaux programmes là où le besoin se fait sentir. Le processus d’internationalisation commande, entre autres, une participation des pays d’intervention au financement de l’Association afin de créer un nouveau type de solidarité qui n’est plus basé sur des rapports de pays donateurs ( France) et pays receveurs (pays d’intervention). En effet, il s’agit dorénavant de créer un schéma de développement solidaire où tous les pays membres de l’organisation s’investissent dans la cause de l’éducation en mobilisant des ressources privées, institutionnelles et humaines dans un esprit de mutualisation.
Pour 2007/2008, Aide et Action Sénégal ambitionne de mobiliser au moins 100 parrains et 10 entreprises sénégalaises ou établis au Sénégal qui vont rejoindre les 60.000 parrains, donateurs et entreprises françaises qui soutiennent déjà son action !
Aide et Action donne ainsi, aux milliers d’africains qui le souhaitaient, l’opportunité de participer au développement de l’Afrique en soutenant une cause noble et en adhérant à la naissance du mouvement citoyen africain !