12/10/2007
La construction d’infrastructures scolaires se fait progressivement dans les différentes communes du pays. Ainsi, lorsque ces écoles arrivent dans des communes telles que Bankass, il est déjà trop tard pour les enfants âgés de 8 à 13 ans et qui ont dépassé l’âge limite d’entrée à l’école. Ils ne seront pas laissés pour compte puisque des centres à passerelle vont leur donner une nouvelle chance d’intégrer le système scolaire.
Les 20 centres ouverts dans la commune de Bankass, se situent au plus prés des différents villages afin de ne pas imposer de trop longs trajets aux enfants. Ils sont construits, le plus souvent en abri provisoire car il n’ont pas vocation à perdurer. En effet les centres à passerelle concernent la génération des enfants de 8 à 13 ans, une fois que ceux-ci ont pu bénéficier de ces cours, les centres sont fermés. Les générations suivantes, grâce au travail de sensibilisation auprès des familles celles-ci scolarise plus massivement leurs enfants.
Au terme des 9 mois de cours, les enfants réalisent un test qui permet d’évaluer leur niveau : ceux qui le réussite sont considéré comme transférable et vont participer à des cours préparatoire durant les vacances scolaires. Ces cours sont réalisés par des maîtres des écoles publiques et les enfants sont mis dans les conditions d’une école classique, surtout en matière d’effectif. Les centres à passerelle ont un effectif de 20 ou 25 enfants alors que ces cours de préparation se font à 50 élèves. De plus, la langue utilisée est essentiellement le français alors que dans les centres à passerelle, le bilinguisme est de rigueur.
En cette rentrée des classes, tous les enfants issus des centres à passerelle située dans les zones rurales de la commune ont pu intégrer leurs écoles sans difficulté. Le problème concerne les enfants de Bankass ville car l’école a des effectifs pléthoriques dans les classes de 3ème et 4ème années pouvant atteindre 130 à 140 enfants, l’arrivée de ces 63 enfants supplémentaires posent donc de considérables problèmes que le Comité des Gestion Scolaire et les services déconcentrés tentent de résoudre afin que les enfants des centres à passerelle voient réellement leur seconde chance se réaliser.